1 Plus de 5 ans SDF après 6 ans en Chambre de Bonne = 11 ans de galère.
Comme je l'ai dit ailleurs, je suis SDF depuis maintenant environ un peu plus de 6 ans !.
Avant d'être SDF, j'ai habité pendant 6 ans dans une petite chambre de bonne de tout juste 9 m2, sans aucun
confort.
Encore avant, s'y ajoute un laps de temps de 2 ans pendant lesquels je n'étais pas chez moi...
Cela signifie que j'ai passé plus de 13 ans, soit un peu plus du tiers de ma vie tout
court, et près de la moitié de ma vie active sans avoir un chez moi !...
Ce qui explique que désormais, j'en suis arrivé a avoir un minimum d'exigences !...
Et pendant tout le temps que j'ai passé dans ma chambre de bonne, j'ai subi deux points communs avec mon
statut actuel de SDF.
1.1 Pas de douche :
Durant des années, j'ai dû choisir entre soit me rendre dans les Bains Douches publics, ce qui prend au bas mot
plus d'une demi-heure aller, et autant pour le retour, soit me laver debout devant un lavabo, en étalant
une serviette par terre.
Or, depuis que je suis SDF, c'est exactement la même chose, sauf que je n'ai même plus le choix, c'est forcément les Bains Douches !
Avec bien sûr la grosse différence, certes, que je n'ai
plus de toit au dessus de ma tête !...
Bien entendu, je n'oserai pas affirmer que le fait d'habiter, fusse dans une minuscule chambre, revient au
même que de dormir dehors !... Mais il s'agissait quand même d'un habitat indigne, qui ne m'aurait pas
permis d'évoluer dans la vie, et de réaliser tout ce que j'aurais voulu faire !
Je pense que beaucoup de gens seront d'accord avec le fait que vivre dans un minuscule taudis ne permet pas
de se sentir bien. On ne vit pas, on survit. Certes, on vit quand même au minimum, on s'entretient, on reste
honnête et on respecte son prochain. Mais on n'a rien envie d'entreprendre, on ne fait aucun projet
d'avenir... Je le répète, on ne fait que survivre au ralenti !...
Si vous avez déjà vécu dans un logement de ce type, je doute fort que vous soyez prêt à recommencer
l'expérience.
Et si cela ne vous est jamais arrivé, essayez d'imaginer ce que c'est :
Prenez la surface de votre studio de 28/30 m2, et divisez le par 3 !
Vous visualisez le mur d'en face qui
se rapproche jusqu'à frôler le pied de votre lit, puis celui de droite qui se déplace à son tour de
2 mètres vers vous, en faisant disparaître votre belle armoire à fringues.
La porte de la salle de bain s'efface. A sa place, le mur uni. Seule, la
porte d'entrée est toujours là, toute proche, qui vous retransmet délicieusement tous les bruits du
couloir en son 5.1.
Voilà, vous êtes dans une Chambre de Bonne de 9 m2 !...
1.2 La galère du Lavomatic :
Le principe est ici le même. Chaque fois que je devais laver mon linge, au lieu de pouvoir le mettre dans
une machine à laver qu'on peut même faire tourner la nuit pour gagner du temps, j'ai toujours été forcé de
trimbaler mon linge sale dans des gros sacs en plastique pour aller rejoindre le Lavomatic le plus
proche du lieu où je me trouve.
Sans oublier que ça coûte hyper cher, par rapport au prix d'une machine à laver et de son entretien !...
2 Je veux un HLM !
C'est la raison pour laquelle, je me permets désormais d'exiger un HLM :
J'estime maintenant que ce genre de vie n'est plus tenable, et je ne suis plus prêt à recommencer de vivre dans
de telles conditions. Bien sûr, tant que je serai SDF, je continuerai d'aller tous les jours aux Bains Douches publics,
(sauf quand je fais du sport, où je peux prendre ma douche dans mon club de muscu)
car pour moi la propreté est quelque chose de primordial (même un chien se lave !...).
Mais je ne suis plus capable d'accepter une vie au rabais, qui pourrait durer
ad vitam aeternam, car une fois logé dans un taudis, il n'y a aucune raison que cela change.
De plus, étant logé, (même très mal) je perdrais mon droit Opposable à un logement.
Je peux sembler exigeant, mais à notre époque de crise, de plus en plus de personnes, notamment
chez les jeunes de moins de 25 ans, ne rêvent que d'une seule chose :
Entrer dans la Fonction Publique, et bénéficier de la sécurité de
l'emploi. Cela implique que ces personnes, qui n'ont pas encore connu de vraies difficultés dans
leur vie,
(un grand nombre de jeunes sont encore chez Papa et Maman apprès 30 ans)
considèrent qu'il est normal de ne pas accepter de souffrir de l'un des maux qui peut pourtant frapper
tout un chacun, à savoir le fait d'être au chômage, et surtout, le pire, c'est à dire de se
retrouver sans logement !...
Je ne voudrais pas prétendre que toute personne doit accepter une par de malheur dans sa vie. Mais si
un jeune trouve normal de ne jamais connaitre ces problèmes alors qu'il a toute sa vie devant lui,
moi, j'estime en avoir eu largement plus que ma part. Et qu'après cela,
j'ai également le droit à cette sécurité. Alors non seulement je ne veux plus être
SDF, mais je n'accepte plus non plus le risque de le redevenir !...
Je sais que de très nombreuses personnes se sont offusquées, sur mon Blog, que je parle ainsi.
Des tenants du principe selon lequel rien est dû, et que même si on ne nous donne que des m...,
on devrait les accepter en disant merci !... Désolé, mais ce n'est pas ma façon de voir les choses.
Et au risque de me répéter, quand des fonctionnaires ou assimilés, qui possèdent une sécurité de
l'emploi leur permettant de faire effectivement tout ce que des milliers de personnes pauvres réclament
en vain, se permettent malgré cela d'en vouloir encore plus, et font grève, paralysant les transports en empêchant des
millions de personnes d'aller bosser, nombreux sont ceux qui ne s'en formalisent pas, voire leur donne raison...
Les plus cyniques vont jusqu'à considérer qu'ils se sont battus, et qu'étant une force, ils ont raison.
Fort bien, et moi je ne fais désormais qu'utiliser le même principe.
Quand je me fais embarquer par les
pompiers de Paris, et emmener à l'hôpital suite à une perte de connaissance vraie ou simulée, on verra
qui se lassera le premier de ce petit jeu, moi qui dort ainsi au chaud dans une salle d'hosto sans supporter
les mecs crades, ou l'Etat, qui va devoir assumer régulièrement le coût de ces interventions supplémentaires
des Sapeurs Pompiers. Parait-il que le coût de chaque intervention a déjà été chiffré à plus de 150 € !...
Vous serez sans doute un certain nombre à dire qu'il y a plein de gens qui en attendent un, d'HLM.
C'est vrai mais ce n'est pas pour cela que le désir en devient moins légitime.
Beaucoup estimeront aussi qu'entre les foyers d'hébergement infects que je refuse à juste titre,
et le logement HLM que je réclame maintenant, il y a un juste milieu. Désolé, mesdames et messieurs,
mais ce n'est
plus vrai.
Quelles sont en effet les autres possibilités :
2.1 Quitter Paris ? Jamais !...
C'est clair que certains beaufs moralisateurs vont me dire que je n'ai qu'à quitter Paris. C'est dingue ce
que ce genre de réflexion est courante, y compris chez des mecs de gauche, qui se veulent par ailleurs les
défenseurs des plus pauvres, mais qui se permettent de tenir le même langage que les plus conservateurs !
Quand je dis qu'ils défendent les plus pauvres, rectification : Ils défendent les plus crades, les alcoolos,
les taulards ou ex-taulards, les drogués, mais un mec qui est clean, ça non, il peut se débrouiller tout seul,
il n'a pas de vrai problème, il y a plus malheureux que lui... Tel est le raisonnement de beaucoup de gauchistes,
dans de nombreuses associations.
Au mieux, ils pensent que tout le monde doit être aidé de la même façon : Fort bien, mais avec les budgets
qui sont attribués, justement, on ne pourra pas aider tout le monde, si on veut le faire correctement !
Je n'accepte pas non plus ce raisonnement qui consiste à vouloir chasser les pauvres de la capitale.
Je sais que certains voudraient s'approprier Paris et expédier tous les gens les plus modestes en
banlieue, eh bien sachez-le, messieurs les conseilleurs, pour ce qui me concerne, c'est tout à fait
hors de question !
Personnellement, j'ai toujours vécu à Paris, j'adore cette ville et je souhaite y rester,
contrairement à tous ceux qui passent leur temps à la critiquer, qui sont juste venus pour leur boulot,
et qui ne rêvent que de repartir un jour dans leur « région d'origine ».
Alors que ceux qui n'aiment pas Paris se cassent, s'il faut trouver de la place.
Moi, je resterai à Paris !
Cela pour répondre à l'objection de ceux qui vont me dire que des HLM, y en a en banlieue !
Ce qui d'ailleurs est à la fois vrai et faux !...
Mais ben voyons, des PLAI très sociaux dans des cités pourries, ça c'est sûr qu'il y en a !
On a pas attendu Mme BOUTIN pour savoir que dans les cités des Francs-Moisins à St-Denis
ou au Val Fourré, à Mantes-La-Jolie,
il y a des logements de libres. Du reste souvent squattés pour divers trafics !...
A Kaboul aussi, on peut trouver des appartements de libre, à louer pour pas cher !...
En fait, je vais même être encore un peu plus exigeant, mais quand je parle de la banlieue
et de mon désir de rester à paris, cela implique aussi «sauf dans le 19 ème ! », là où se
trouve les cités Curial et Riquet !...
Ca non plus, je ne pense pas qu'on ose même me le proposer. Les travailleurs sociaux qui me suivent savent qu'autant
je suis à fond respectueux des personnes, autant je ne serai jamais de ceux qui selaissent pourrir la vie,
et se font dépouiller sans réagir.
Je ne pense pas que le pouvoir en place ait envie de se retrouver avec un acte du style
« Le Justicier dans la Ville 3 ».
Mais si quelqu'un devait se trouver face à une bande de 15 gentils « jeunes »
avec des barres de fer et des machettes, même avec... quelque chose sur lui,
il serait en Légitime Défense.
J'ai mon meilleur copain qui est Juif, Gay, et qui bosse dans la Sécurité. Cela lui fait 3 raisons de se
faire massacrer, et je n'ai absolument pas l'intention de renoncer à mes relations !
Bon, restons sérieux, si on veut, des HLM dans des quartiers corrects, il y en a !
Sauf que la gauche les garde pour les plus gogols, tandis que la droite se les réserve pour
les amis et les amis des amis !...
2.2 Les studios dans le privé : Trop chers !
Un studio de 25 à 30 m2 environ est loué facilement 600 € par mois, souvent 650 voire 700 €
lorsque le propriétaire exagère franchement, ou parce que la surface approche les 35 m2, et qu'il est sensé
s'agir d'un grand studio !...
Enfin, même dans l'hypothèse où je trouverai la perle miracle du propriétaire qui serait d'accord pour me
louer un studio, je ne pourrai jamais assumer un tel montant de loyer...
Car dès que je travaillerai (ce qui est mon but, je ne veux pas
rester sans rien faire le reste de ma vie...) je perdrai les Allocations Logement !...
Je peux régler un prix honnête
(je peux mettre entre 450 et 480 € par mois maximum),
mais je ne rêve pas, les propriétaires n'accepteront pas de revenir à de tels loyers tant qu'une véritable caution
Universelle ne sera pas établie, couvrant toute la durée du bail, ainsi que les dégâts pouvant être commis.
Et c'est normal ! Cessons de considérer tous les propriétaires comme des vautours ultra-capitalistes...
2.3 J'ai les moyens de mes exigences.
Toute personne a droit à un logement individuel décent ! Mais il n'a jamais été question d'instituer
un droit à avoir un logement gratuit. Contrairement au droit à la santé, qui est un droit absolu,
(une personne a droit à la santé de façon inconditionnelle, simplement parce que c'est un être
humain) le droit au logement n'est pas un droit absolu.
En fait, c'est certes un droit absolu, mais pour celui qui est capable, et qui a la
volonté de régler un loyer correct .
1°) Tant que je ne travaille pas, j'ai droit aux Allocations Logement :
En effet, si j'ajoute à mon RMI de 454,66 € les Allocations Logement qui s'élevent à un maximum de 289 €
par mois, je peux assurer un loyer correct, jusqu'à 450 à 480 € par mois.
De plus, sans vouloir abuser, on sait très bien que les RMIstes ont des à-côtés qui leur permettent de ne
pas sombrer. Rien qu'avec la manche, je n'aurai pas de problème pour régler les quelques 4 à 5 € par jour
que représentent un supplément de 120 à 150 € par mois de plus à ma charge, hors Allocations Logement.
Alors souvent des personnes mélangent tout et me disent ! « Mais vous n'allez pas rester à faire la
manche ? » Sauf que ces mêmes cons vont par ailleurs me dire, si on avait engagé la conversation
dans un autre sens que je ne peux pas payer un relicat de 150 € par mois avec un RMI de 454,66 €. Ce qui
au passage, représente pourtant le fameux tiers des ressources réclamé, qu'on peut donc adapter ici aux
titulaires du RMI.
Soyez logiques, messieurs : Tant que je serai au RMI, je ferai ce qu'il faut pour assumer un loyer même si
c'est en continuant la manche (1). Et je rechercherai du travail.
2°) Quand je travaillerai, je gagnerai correctement ma vie :
Là encore, il faut réfléchir : je pense que quand on attribue un logement social, même à un mec actuellement au RMI,
on ne part pas du principe qu'il va rester toute sa vie avec cette allocation, mais qu'il va ensuite travailler. Il est donc
logique de prendre d'or et déjà en compte, dans une mesure raisonnable, bien sûr, les éventuelles ressources
que cette personne ne pourra manquer de percevoir lorsqu'elle travaillera !...
Et en effet, personnellement, lorsque j'aurai trouvé du travail, je pourrai parfaitement assumer un loyer du montant que j'ai
indiqué !...
En effet, même si je perds les Allocations Logement, je suis sûr de gagner un minimum de 1 500 à 1600 € nets,
en tant que Technicien Réseau, lui, peut gagner 200 € de plus, et un Administrateur-Réseau, même débutant, se fait au
moins 1 800 € nets. Sans oublier tous les services que je pourrai rendre en
dépannant les ordinateurs des gens !...
Je vais même encore un peu plus loin, dans mon domaine, dès que je bosserai, je dépasserai le plafond
des HLM les moins chers, les PLAI, et même les HLM standards...
(2)
Ma demande de me voir attribuer non seulement
un HLM, mais même un HLM de type PLS ou Intermédiairee est d'autant plus légitime que c'est d'une part une
façon de dire :
OK, je ne peux pas payer plus de 600 € pour un studio, mais je peux assumer plus que les
200 à 280 € d'un F1 en PLAI. Je peux régler un loyer de 450 à 480 €, je ne demande donc pas un super cadeau,
sans oublier que cela ferait une place de plus dans un F1 très social, pour un plus modeste, qui ne
peux pas payer beaucoup...
3°) Je possède des très solides garants :
Je connais des personnes qui sont prêtes à se porter caution solidaires pour moi et qui représentent le top des garanties.
A) Une personne dans le privé, même en CDI depuis longtemps, peut se faire licencier un jour !...
B) Un fonctionnaire offre certes la sécurité de l'emploi, mais il peut, théoriquement du moins, faire le con,
et se faire révoquer. Il peut demander un congé sabatique sans solde, et rater ses projets, sans vouloir
pour autant rejoindre tout de suite son corps d'origine.
Les personnes qui sont prêtes à se porter caution sont des retraités !... Un retraité, il touche sa
retraite jusqu'à sa mort, toute sa vie, comme disait Coluche !
Ils ont une retraite correcte, et en prime un petit bien immobilier de côté.
Et essayez de vous demander pourquoi des personnes sont prêtes à
se porter garantes pour une personne sinon parce qu'elles savent que cette personne est digne de
confiance, et surtout qu'elle a les ressources qui font
qu'elle ne se laissera jamais abattre, et qu'elle rebondira toujours !...
Eh oui, ce que je représente : C'est le risque zéro absolu !...
Mais comme ces personnes n'accepteront pas que je me fasse ...entuber, eh bien elles n'accepteront de se porter caution solidaire
uniquement dans l'hypothèse de l'attribution d'un Logement Social Intermédiaire, ou dans un HLM standard mais situé correctement !...
Et c'est d'ailleurs au nom de ces garanties, que je réclame de préférence un
Logement Intermédiaire, ou un HLM normal, mais dans un quartier correct. Je ne demande pas le 16 ème, mais il y a pas mal de quartiers
très bien. J'aime beaucoup notamment le 15 ème, le 14 ème, le 10 ème, les quartiers de la Gare de l'Est et de la Gare du Nord, le quartier
de Belleville, très cosmopolite mais dans lequel tout le monde vit en bons termes, sans aucun problème !
Je le répète, si on veut, des HLM il y en a, il suffirait de virer tous les connards qui abusent !
Sinon, j'ai fait comme beaucoup, une demande au titre du DALO, le Droit au Logement Opposable, je verrai bien ce que ça va donner.
J'ai rempli ma demande le 16 Janvier 2008.
J'ai reçu le récepissé d'enregistrement de ma demande le 20 Avril.
J'ai ensuite reçu un Avis Favorable de la Commission DALO le 22 Mai !
Ils ont mis à peine plus d'un mois pour rendre un avis favorable, alors qu'ils ont légalement jusqu'à 6 mois pour ça.
Il y a déjà des gens qui me disent que je suis favorisé, car beaucoup de personnes ont vu parait-il
leur demande rejetée. Ils disent aussi que de nombreuses personnes ne sont même pas fichues de remplir
un formulaire correctement !... Et ces grandes âmes s'en offusquent... Mais n'est-il pas au contraire
plus logique, pour ne pas dire normal, qu'on réserve les logements à ceux qui, au contraire, ne sont
pas du tout désocialisés et qui pourront rapidement retrouver leur place au sein de la société, non ?
Alors, maintenant, le Préfet dispose de 6 mois pour m'attribuer un logement ! Alors si vous lisez cela
un jour, Monsieur le Préfet, j'espère que vous vous rendrez compte que je ne désire qu'une chose. Retrouver ma place parmi les gens qui bossent, mais qui ont la possibilité de
rentrer chez eux le soir, et de dormir dans un bon lit devant leur écran plat !...
Je ne suis pas contre le système, je ne suis pas un rebelle à la société, je suis seulement un mec qui exige que ses droits les plus
élémentaires soient respectés. Un mec qui attend qu'on lui permette de retrouver la place qu'il mérite, et qu'il est capable de tenir !...
(1)
Quand je fais la manche dans le métro, je la fais toujours seulement à partir de 18 H 30, ce qui me permet
de garder un rythme normal. C'est à dire que je ne fais pas la manche toute la journée, afin de démontrer
que je pourrai me livrer à la recherche d'un emploi le jour où je serai effectivement en
mesure d'en chercher puisqu'en mesure de travailler quand j'en aurai trouvé un !...
(2)
On vient seulement de prévoir que les personnes dont les ressources dépassent de plus du double le plafond
de ressources d'un logement social (Environ un peu plus de 1500 € pour un logement social standard,
les PLUS) vont perdre le fameux droit au maintien dans les lieux, et devront par conséquent quitter
leur logement dans les 3 ans !...
Il existe 3 types principaux de logement sociaux :
-- Les PLAI (Prêt Locatif d'Accession et d'Insertion), dit « Très Sociaux ». Se trouvent pour la
plupart très éloignés, en banlieue et dans des cités où on se fait massacrer !...
-- Les PLUS (Prêt Locatif Unifié Social) : Ce sont les logements Sociaux standards. Bien ou moins bien situés, c'est
assez variable. Le loyer est d'environ 6 €/M2.
-- Les PLS (Prêt Locatif Social) : Ce sont en quelque sorte des HLM de 1ère classe, le plus souvent situés
dans des quartiers très corrects. Ils sont certes un peu plus chers, mais parfaitement accessibles à qui sait gérer un budget et qui a de la
volonté (Environ 9 €/M2). Un F1 en PLS coûte environ 280 € mensuels. Pour ce prix, je connais quelqu'un à qui on a proposé un F2 de 39 M2 dans un
logement HLM standard. On propose souvent ces logements à ceux qui dépassent un certain niveau de plafond de ressources.
Maais à l'inverse, rien ne s'oppose à ce qu'on en attribue un à un mec qui préfère payer un peu plus
pour quelque chose de mieux, sachant qu'il y en a plus, de ces logements « moins sociaux »,
et que par conséquent, ça libèrerait une place pour quelqu'un qui ne peut assurer qu'un loyer très social !...
-- Les PLI (Prêt Locatif Intermédiaire) : Ces sont les fameux logements appelés
justement Logements Intermédiaire, considérés aussi comme des HLM de Luxe. En majorité dans des quartiers corrects
voire même dans certains beaux quartiers, leurs loyers sont encore un plus élevés que dans les PLS mais néanmoins
toujours moins élevés que dans le privé (environ de 12 à 16 €/M2 par mois). Soit environ 450 à 480 € par mois
pour un studio/F1. Et donc parfaitement accessibles à des personnes modestes si on veut bien leur en
attribuer.