1.6 Trouver ou garder du travail : Stabilité n'est pas employabilité :
1.6.1 10 ou 15 ans dans la même société ! Stabilité ? Pas forcément. Et en cas de licenciement ? Pour retrouver du taf ?...
1.7 Conclusion :
1.1 Généralités : La Société est-elle responsable ?
Tout d'abord, lorsqu'on souhaite aborder le problème des SDF,
c’est la première de toutes les questions à envisager. Personnellement, je vois ça
sous la forme de 2 hypothèses :
Hypothèse 1 : C'est celle selon laquelle les SDF seraient responsables de leur sort.
Cette thèse implique que la société
n’en serait donc pas la cause, et par conséquent ne serait
pas tenue de faire ce qu’il
faut, ou du moins tout ce qu'il faut pour les aider à s’en sortir !...
Sauf à se placer simplement dans le
domaine de la charité facultative, que tout un chacun est
libre ou pas
d’exercer, mais à laquelle nulle ne pourrait être contraint, qu'il s'agisse des
institutions de l'Etat, des associations caritatives, des sociétés privées, ou même
des simples personnes physiques.
Tout ce qui serait fait, selon ce principe-là, resterait de l'entier domaine du
volontariat, et dépendrait intégralement du niveau de bon vouloir qu'auraient choisi chacun des
organismes ou des personnes concernées.
Hypothèse 2 :
Au contraire, si on part du principe que ne serait-ce qu’une partie plus ou moins importante des
personnes sans-abri ne sont pas responsables de la situation dans laquelle elles se trouvent, ou tout au moins
n’ont qu’une responsabilité partielle dans la survenue
de leur condition de SDF, cela implique cette fois au contraire que la société française,
que ce soit l’Etat, la première des personnes morales de
droit public, ou les différentes collectivités territoriales, telle que la loi leur en a
répartie les compétences, fassent
en sorte que pas un citoyen ne se retrouve malgré lui dans un état matériel de part lequel
son droit à
des conditions convenables d’existance ne sont pas respectés.
Quitte à ce que la société module l'aide apportée en fonction des situations, et
notamment de la responsabilité des
personnes concernées, et de leur désir comme de leurs effots pour sortir de cette situation pour
revenir à une vie normale.
Sous réserve que les efforts demandés ne soient pas eux-mêmes contraires aux droits les plus élémentaires !...
(1)
1.2 Les Droits « Economiques et Sociaux » de l'homme.
Il est bien évident que pour moi, c'est la deuxième hypothèse qui
est la bonne, et je crois que cette analyse-là n'est plus actuellement sérieusement remise en cause. C'est certes faire preuve d'un angélisme aussi stupide
qu'irréaliste que de croire que les sans-abris sont tous des victimes innocentes du système économique, et de la
mondialisation. Mais c'est aussi une véritable fumisterie que d'affirmer au contraire que tous les SDF sont responsables de ce qui leur arrive,
et devraient en conséquence accepter les quelques miettes sociales qu'on daigne leur offrir, et en échange
desquelles on a déjà le culot d'envisager une contrepartie en terme d'activité sociale.
Ces deux états de faits sont aussi réels l'un que l'autre : que des personnes refusent de s'en sortir n'empêche pas que celles qui
le souhaitent ne sont de toutes façons absolument pas aidées. Ces états de faits coexistent complètement, de manière
totalement indépendante,
et il ne sert à rien à chaque fois que le sujet est abordé, d'évoquer l'une des thèses comme pour mieux pouvoir nier
l'autre !...
Il est malheureusement tout à fait réel que de nombreux SDF sont totalement, ou en grande partie, responsables de ce qui leur
arrive. Ils refusent d'avoir les comportements les plus élémentaires indispensables pour pouvoir mener une vie normale, et si la
société faisait réellement ce qu'il faut, on pourrait effectivement le constater. Mais comme justement, les institutions
concernées n'apportent pas le niveau d'aide requis, elle ne peut le vérifier, mais seulement le supposer. Avec hélàs souvent,
malgré tout, des preuves évidentes. Par exemple, celui qui piccole à longueur de journée, qui est sale et agressif, on ne peut
pas dire qu'il a le désir immédiat de se réinsérer.
Mais ceci rend d'autant plus inexcusable le refus de la société Française d'apporter à ceux qui n'y peuvent
rien et qui démontrent de façon évidente qu'ils sont toujours comme tout le monde, la véritable assistance (non,
je n'ai pas honte de ce mot) qu'elle leur doit ! Cela en vertu des droits fondamentaux que
ce pays s'est engagé à reconnaitre aux hommes de façon inconditionnelle, simplement parce que ce sont des êtres
humains. La seule condition étant qu'ils veuillent bien s'en sortir.
Oui, Messieurs, s'il est irréaliste, et au demeurant parfaitement inutile, de vouloir tout donner à des personnes qui
ne veulent plus rien faire, il est d'un autre côté tout aussi scandaleux de se contenter d'apporter quelques petites parcelles d'aide
à ceux qui ne sont pas responsables de ce qui leur arrive. Et de se contenter d'invoquer le fait qu'on a pas les moyens, qu'on ne peut pas
faire plus, ou que cela coûterait trop cher.
1.3 De nombreux SDF le veulent bien, c'est vrai.
Comme je viens de le reconnaître, il est hélàs parfaitement exact que de très nombreux SDF
ne veulent pas, ou plus s'en sortir !... Les choses sont toutefois un peu plus compliquées qu'elles en ont l'air. Mais d'après ma modeste
expérience de la rue, qui est du reste probablement déjà bien supérieure à celle que croient avoir ceux qui
écrivent des bouquins là-dessus, en vivant N jours ou semaines avec les sans-abris, je me permets d'estimer que le pourcentage de ceux qui
sont actuellement complètement hors d'état de tenir leur place de façon indépendante dans la société représente facilement, à lui seul, nettement plus de la
moitié des SDF !... Tous ceux que vous pouvez voir régulièrement devant les Monoprix ou dans des squares, complètement
dépenaillés, pratiquant une mendicité plus ou moins agressive, accompagnés de leur boite de bière, et de 2 ou 3 chiens
faméliques !... Que pourrait-on du reste leur proposer comme travail et qui voudrait les embaucher ?...
Certains vont peut-être se choquer de cette description, mais elle est malheureusement exacte, et ce n'est pas parce que vous aurez décidé
d'appeler un chat un coq qu'il va venir chanter sous votre balcon à 6 heures du matin pour vous réveiller. Et inversement, même si vous veniez à croire
qu'un putois est un superbe Chartreux, je doute fort que vos invités acceptent de partager votre point de vue !...
Il y a également environ 30% de ces personnes qui pourront être réinsérées, mais avec beaucoup d'efforts et d'investissement, tant matériels
qu'humains.
Ensuite, certainement entre 15 et 18% des personnes peuvent s'en sortir avec un suivi beaucoup plus léger. Et ces personnes-là sont
déjà en droit d'exiger un logement, quitte à ce qu'un Travailleur Social les suive régulièrement, et leur rende visite toutes les semaines pour vérifier
s'ils se comportent bien , s'ils respectent leurs obligations, etc... Les laisser dans des structures collectives, sans droit à la vie privée, forcées de
supporter la promiscuité et le contact de personnes bien plus désocialisées qu'elles ne peut que contrarier, voire empêcher leur progression vers un niveau
normal de vie et d'activité professionnelle.
Enfin, j'évalue personnellement entre 2 et 5% les personnes, dont j'estime faire partie, qui n'ont strictement aucun problème autre que le fait de ne
pas avoir de logement, et donc d'être uniquement des SDF !...
Il est évident que ce que la société doit à chacun va, à mes yeux, varier énormément selon le
comportement que la personne aura.
Celui qui fait partie des 2 à 5% que je viens de citer, qui non seulement n'y est pour rien dans ce qui lui est arrivé, mais de surcroît désire
aussi remonter la pente doit avoir droit à la totale, et ce sera à la société de lui donner tous les moyens
de retrouver des conditions de vie convenables d'existence (voir Préambule de 1946). Et ce sera également à
cette société, et à son administration de prouver que la personne, au contraire, ne cherche plus à s'en sortir.
Je suis moins à l'aise pour dire ce qu'on doit faire pour les autres, il me semble cependant que, dans l'intérêt même
de la société à récupérer le maximum de personnes capables de travailler et d'apporter leur contribution à
l'effort commun (Impôts, Cotisations Sociales et Patronales), l'attention des institutions (administration, assistantes sociales,
travailleurs sociaux) devra être plus axée sur le désir de reprendre pied dans la société que sur la
responsabilité éventuelle de leur situation. Nous ne sommes pas dans le domaine Pénal, et il n'y a aucune raison de condamner
éternellement quelqu'un parce qu'il a commis une erreur plus ou moins responsable de la survenue de son état.
Cela d'autant que comme je le dis plus loin, les raisons qui peuvent avoir abouti à cette situation sont très nombreuses. Et certaines
ne peuvent être reprochées à ceux qui en ont été les victimes !...
Bien entendu, ce serait merveilleux de pouvoir aider tout le monde complètement, mais je ne suis pas naïf à ce
point. C'est pourquoi mes exigeances me semblent relativement modestes et ce n'est que pour ceux qui se trouvent dans la situation de reprendre
directement leur place dans la société que je pense que l'aide de la-dite
société ne doit être ni limitée ni conditionnelle, excepté bien sûr s'il était
démontré, comme je l'ai déjà dit, que la personne concernée a changé quant à son désir de s'en
sortir. Mais dans ce cas, c'est vrai, la question ne se poserait plus en ces termes !...
Comme je le disais, de très nombreux SDF sont hélàs très désocialisés. Et ceux qui ne
présentent réellement aucun signe de désocialisation, et qui sont directement capable de gérer complètement leur vie,
et donc notamment d'intégrer sans problème un logement individuel comme tout un chacun, ne représenteraient ainsi qu'environ 2% des Sans Abris !
Je tiens ce chiffre d'une personne de Médecins du Monde (vous savez, les premières tentes distribuées pour
l'hiver 2005-2006...) à qui un haut responsable de la Mairie de Paris a donné ce pourcentage, en réponse aux
demandes de cette association
caritative qui réclamait que les aides soient plus axées sur le logement stable. Il leur a été indiqué
que de toutes façons, seuls 2% des SDF sauraient se comporter correctement comme n'importe qui dans un logement fixe, sans
créer de problèmes ou sans avoir
besoin d'une assistance, qu'elle soit sociale ou psychologique !...
Par ailleurs, je me souviens d'avoir lu dans le Parisien (en général, le lis Le Figaro, c'est quand même d'un autre
niveau, mais bon, dans la plupart des bistrots où je bois mes quelques cafés quotidiens, il n' y a que le Parisien de dispo...),
que d'une part 1 SDF sur 3 serait atteint de troubles psychiques sérieux, (je confirme, y en a des tas), et que d'autre part, quand on venait à
se retrouver SDF, on était déjà très désocialisé en 1 mois et demi et carrément clochard en 3 mois !...
Sur ce dernier point, je n'ai pas la prétention de remettre en question l'analyse, certainement approfondie, de mes très honorables
confrères, moi qui ne suis pour l'instant qu'un micro-journaliste de pacotille racontant ma modeste vie sur un petit site internet. Mais puisque
c'est apparement la destinée du plus grand nombre que de décliner très rapidement dès lors qu'ils sont privés du
gîte, et qu'ils doivent choisir entre la manche et les Restos du Coeur s'ils ne veulent pas être privés du couvert, je suis donc en
droit de me considérer comme quelqu'un de très exceptionnel puisque ça fera quand même bientôt près de 4 ans que
je suis SDF ! Et qu'à défaut d'avoir un toit au dessus de ma tête, je me suis toujours débrouillé pour avoir le
nécessaire au fond de mon estomac, et cela tout en n'ayant cédé ni à l'herbe à Nicot, ni à la France Viticole !...
Ou, pour dire les choses de façon plus populaires, comme dirait Ségolène, je n'ai succombé ni à la clope, ni au pinard
ou à la bière !...
Parmi tous ces SDF désocialisés, pour ne pas dire clochardisés (2), beaucoup soit ne veulent plus
du
tout s'en sortir, soit le veulent peut-être encore quelque
part au fond d'eux-mêmes mais ils ne font plus rien pour cela. Comme s'ils espéraient que les choses allaient s'arranger
toutes seules !... Ou alors, ils ne sont carrément plus en état de le faire. Et j'admets de surcroît que tous ceux qui ne
veulent plus rien changer à cela constituent la très grande majorité de
la population des sans-abris.
Mais justement,
plus on affirmera que beaucoup ne veulent pas s'en sortir et plus il
sera inexcusable de la part de la société de ne pas aider ceux qui, en faible
pourcentage, le veulent réellement, et surtout, sont toujours en condition d'y parvenir !.... Eh oui, mesdames et
messieurs, plus il y a de fainéants, comme vous dites, et moins
il y en a qui méritent votre aide. Mais justement, les quelques personnes qui restent doivent par contre être
vraiment aidées, et cela de manière réellement efficace ! Sans oublier de préciser que
dans ce cas d'espèce, plus vite et mieux vous aiderez ceux qui peuvent rapidement reprendre leur place au sein de leurs semblables, et
moins
ils vous coûteront cher.
Ce qui m'amuse, surtout, c'est que je vais me mettre tout le monde à dos. En effet, je ne suis d'accord ni avec les conservateurs
ou ultra-libéraux, qui laisseraient crever tout le monde, ni avec les beaux idéalistes inconscients qui voudraient, eux, aider la
terre entière.
Les premiers estiment que ma foi, tans pis si on a pas de chance, et si ce n'est pas de sa faute. On doit quand
même se décarcasser trois fois plus que les autres
qui ont tout eu dès le départ, et si malgré ça on obtient rien, eh bien tant pis, on doit le supporter en fermant
sa gueule, c'est la vie, c'est ainsi ! ...
Les seconds, eux, pensent que tous les gens doivent être aidés
de manière identique et inconditionnelle, même ceux qui ne
veulent réellement rien faire, ou pire, qui font mille et une conneries, qui volent ou agressent leur prochain !....
Ceux-là raisonnent simplement au nom d'un unique principe, souvent
religieux, selon lequel parce qu'on est tous des êtres humains, pour ce simple motif, on aura toujours autant le droit d'être
aidé que les autres, quoi qu'on ait pu faire !...
Je
tiens à souligner que je n'accepte ni le dictat fascisant des premiers, ni l'angélisme stupide et masochiste des seconds !...
1.4 Mais inversement, la Société n'aide pas ceux qui veulent
s'en sortir !...
Désolé pour vous, messieurs les ardents partisans du libéralisme le plus absolu...
Mais quelque
puisse être le pourcentage de ceux qui ne veulent pas quitter la rue, il n'en demeure pas moins scandaleux
qu'à côté de cela,
rien ne soit sérieusement fait sur le plan institutionnel pour apporter à ceux qui voudraient
réellement et sincèrement
retrouver leur place dans la société, l'aide réellement efficace qui leur permettrait d'y
arriver ! Aide à laquelle ils ont
droit, comme je l'ai cité plus haut, en vertu des grands principes juridiques au nom desquels on est
sensé être la patrie des droits
de l'homme !...
Hélàs, cette société manque à ce point des sécurités les plus
élémentaires à son
fonctionnement que n’importe lequel d’entre vous peut effectivement se retrouver SDF quasiment du
jour au lendemain !... A moins bien
sûr de faire parti de ces personnes tellement favorisées dès le départ par le destin
que seule l'accumulation des plus
énormes conneries pourrait les faire entrer dans le cercle infernal de la misère, qui frappe
chaque année un nombre sans cesse plus
important de nos concitoyens !...
Mais si on est au contraire simplement un citoyen comme les autres, il est évidemment tout
à fait possible de se retrouver SDF. Et cela simplement par la suppression de l’une des
choses qui sont à la fois normales et indispensables à tous pour vivre convenablement, et
auxquelles la société ne supplét absolument pas lorsqu'elles viennent à manquer, précipitant ainsi
très rapidement dans la misère n'importe lequel de nos concitoyens par le simple effet du hasard !....
Pour qu’un être humain puisse vivre correctement dans une société
civilisée digne de ce nom, plusieurs éléments doivent être réunis, qui sont
indispensables. Sur ce point, je vais faire une comparaison entre ce qui est
nécessaire pour qu'un citoyen puisse vivre décemment, et ce qu’on appelle en
Sécurité Incendie : le Triangle du
Feu !...
Trois éléments sont requis pour qu’une combustion puisse avoir lieu, un élément combustible, ce qui brûle,
un autre élément appelé comburant, à savoir ce qui permet au combustible de brûler, en l’occurrence
l’oxygène de l’air, et enfin le troisième éléments nécessaire qui est une source de chaleur ou plutôt
une énergie d’activation. Si un seul de ces 3 éléments vient à manquer, aucune combustion ne peut avoir
lieu !
-- S’il n’y a pas de combustible, donc s’il n’y a rien à brûler, pas de
combustion !
-- S’il n’y a pas de comburant, donc pas d’air, pas de combustion !
-- Enfin, s’il n’y a pas de source de chaleur ou d’énergie d’activation, donc si on ne met pas le feu,
rien ne brûle non plus !
Eh bien il en va de même pour ce qui concerne la vie des hommes au sein de cette société :
D’abord, tout homme a besoin d'avoir un logement, un lieu ou il habite, et ou il exerce tout ce qui a trait à sa vie privée, dans le
cadre permis par les lois et les règlements.
Ensuite, tout homme a également un besoin vital, et par conséquent le droit, d’avoir des moyens de subsistance, afin de pouvoir
satisfaire aux besoins indispensables à sa vie et à son équilibre.
De préférence, il doit tenir sa place dans la société, y avoir un rôle, soit par une profession ou une activité
licite qu’il aura choisi, pour telle ou telle raison personnelle. Mais si pour des motifs indépendants de sa volonté, il n’est
pas en mesure de tenir par lui-même sa place au sein de l'organisation sociale, il a droit malgré tout à des moyens convenables
d’existence, que la Nation doit dans ce cas lui fournir. Encor une fois, c ’est ce que prévoit le Préambule de 1946
déjà cité, repris par la Constitution de 1958, qui le stipule dans ses articles 10 et 11. Voir ce texte dans la rubrique :
Vos Droits / Textes Fondamentaux / Préambule de 1946.
En effet, il faut déjà admettre qu'un certain nombre de personnes ne sont malheureusement pas en état de subvenir de façon
indépendante à leurs besoins dans une société organisée, et cela quelle que soit le type de cette
société, et de son régime politique. Certaines de ces personnes sont malades ou handicapées, et bien souvent sans que cela
soit de leur faute, le destin ayant provoqué un accident ou une maladie dont les séquelles rend ces personnes incapables de gagner
correctement leur vie.
Enfin, troisième grand principe, toute personne a droit aux soins, à la santé, y compris gratuitement si, pour les mêmes
raisons que précédement, elle est hors d'état de les assumer matériellement. Ce dernier point est prévu par le Serment
d'hypocrite...pardon, d'Hyppocrate par lequel tout médecin s'engage à soigner gratuitement les pauvres !...
Il résulte donc de ces grands principes que tout être humain, simplement en tant que tel, et sans être tenu de justifier de
conditions supplémentaires, a le droit de vivre convenablement, dès lors qu'il se donne pour cela tous les moyens dont il peut disposer.
Mais si à la suite de quelque cause que ce soit n'étant pas de sa faute, il ne peut y parvenir, y compris à cause d'éléments extérieurs comme le chômage, la situation économique ou la crise du logement qui l'empêche précisément de se loger et donc de travailler, etc..., dans ces conditions, il incombe à la société d'y pourvoir ! Afin de réguler les excès de la loi du marché dans les conséquences excessives qu'elle peut avoir sur l'exercice des droits fondamentaux de chacun des citoyens de ce pays !...
Ca fait partie des droits les plus élémentaires de toute personne.
A l'Etat et aux Pouvoirs Publics de s'organiser, de faire en sorte par des aménagements divers, que le travail soit encouragé et que ceux
qui sont encore plus compétents, et/ou plus doués puissent gagner encore plus, et vivre encore mieux en fonction de leurs justes efforts !...
Je préciserai du reste que c'est ce fameux Préambule de 1946 qui donne le droit de faire grève, y compris à
« certaines catégories de fonctionnaires très biens payés pour conduire de
longs véhicules sur rails !... »
J'aurai l'occasion d'expliquer plus longuement ces points de vue dans un autre article futur, sur La Pauvreté en France.
Passons donc à présent en revue, et c'est après tout le but de cet article, toutes les raisons et évènements qui peuvent faire qu'un mec peut
se retrouver SDF sans que cela soit de sa faute !
1°) La perte involontaire de son Logement :
A) Fin du bail, celui-ci n'est pas reconduit, le propriétaire veut récupérer son logement pour lui.
B) Fin du bail, celui-ci n'est pas non plus reconduit, le propriétaire
veut reloger un proche : (Par exemple, sa fille qui s'est faite larguer par son mec !...)
C) Fin du bail, le propriétaire veut vendre. Soit vous avez les moyens
d'acheter, soit vous partez ! (C'est personnellement ce qui m'est arrivé !...)
2°) La nécessité de quitter son
logement.
Je vais citer ici les cas où la personne à quitté son logement, certes volontairement,
mais en imaginant pas qu'elle ne parviendrait pas à en trouver un autre.
A) Cessation d'une vie à deux, et comme le bail
étant à un seul nom et le locataire en titre ayant trouvé quelqu'un d'autre, l'ex-conjoint de coeur a dû dégager !...
B) Mutation, ou désir sincère de changer de région afin
évoluer professionnellement ou trouver un meilleur travail, lequel n'a hélàs pas duré.
Comme vous pouvez le voir, ça fait déjà pas mal de raisons qui font que beaucoup de personnes vont basculer. Je reprend en
effet ma comparaison avec le triangle du feu !...
La personne n'a plus de logement, mais ensuite ne parvient pas à en retrouver un. Si à ce moment-là, il n' y a pas des
proches qui répondent présent pour lui venir en aide, ça va être le début de la dégringolade !... De même
qu'un feu, soufflé un instant, pourra reprendre s'il retrouve du combustible à brûler. Mais va au contraire s'éteindre complètement
dans le cas contraire...
Sans logement donc, la personne va vite être dans l'obligation de quitter son travail. Dans une future rubrique La Vie dans la Rue
, je décris tout ça. Tous les problèmes qu'on peut éviter pour peu qu'on s'en donne un minimum la peine, mais aussi tout ce
qu'on ne peut pas éviter du tout. Ce qui fait que s'il est possible sans aucun problème de rester clean avec de la volonté, en revanche, on ne peut plus
bosser et on doit, comme on dit, se débrouiller !...
Lorsque quelqu'un parle à un SDF, c'est toujours la même
chose : « Mais monsieur, trouvez du travail et vous aurez un logement !...
».
Wouah ! Putain, comme disait Maman, mais c'est vachement simple ! ça y est ! C'est merveilleux ! Y en a un
qui a trouvé la solution au problème de la
misère en France ! Il suffirait de trouver du travail, et
puis on aura un logement et on ne sera plus dans le besoin ! C'est super, on va même pouvoir résoudre d'un seul
coup, dans la foulée, toute la misère du monde entier, les catastrophes et les exodes provoqués par les guerres ! Ben oui, il a
trouvé, le mec !...
La Solution Universelle ! Il suffit en effet de dire à tous les
belligérents de la Terre, « Bong
sang, mais c'est bien sûr, arrêtez de vous battre, et
désormais, la paix règnera »!... Bandes de connards de charlots !..
1.5 Le Logement : Le problème N°1 en France.
Sans boulot, pas de logement (il parait), mais en revanche, sans logement, pas de boulot !
Bon, mais sans me sentir obligé de me
justifier ni de répondre aux cons, je dirai simplement, et
en m’adressant
surtout aux personnes dont le QI se situe dans la partie
supérieure de la
moyenne française, que l’actualité a
déjà amplement démontré la stupidité
de ce
raisonnement, qui ne conduit qu’à un cercle vicieux. Car
si « sans
boulot, pas de logement, en revanche, sans logement, pas de boulot ! ».
Maintenant, si vous répondez cela à quelqu'un, il y a toutes les chances pour qu'il se contente de constater : « mais alors, c'est le serpent qui se mord la queue ? ». Tout en ayant l'air de considérer que de toutes façons, c'est à vous de rompre ce cercle vicieux dont vous n'êtes pourtant absolument pas responsable de l'enclanchement.
1.5.1 Même avec un travail, pas de logement ! Par contre, avec un logement, on trouve
du taf, et en attendant, on peut payer :
Maintenant, dites-moi : vous avez propablement entendu parler de ces personnes, employées à la Mairie
de Paris, et qui dormaient dehors, ou dans leur voiture pour ceux qui en avaient une, ou encore dans ces foyers d'hébergement pourris car
malgré un salaire régulier, personne ne voulait leur louer quoi que ce soit !... Ce qui
démontre bien s'il en était encore besoin, qu'il ne suffit pas
d’avoir un salaire pour parvenir à se loger !…
Non, messieurs : Un boulot ne donne pas de logement ! Arrêtez vos conneries d'un autre age !
1.5.2 Solution 1 : Du Fric de côté ! (Cumulable avec Solution 2) :
Inversement, si on sait faire abstraction de cette
histoire des sempiternelles fiches de paie, on comprendra qu’il est par contre
tout à fait possible de payer son loyer, même si on ne travaille pas… Comment,
vont se demander les c… moralistes. Mais tout simplement, messieurs, grâce à
tous ces beaux petits prospectus, généreusement distribués par la Banque
Centrale Européenne, qui sont de différentes couleurs : gris, roses, bleus,
oranges, verts, et éventuellement jaunes ou même … violets !…
Non, plus sérieusement, mais bien entendu, avec de
l’argent. « Mais comment bon sang pourrez-vous avoir cet argent, si
vous ne travaillez pas », vont continuer à s’interroger en bélant comme
des veaux qu’ils sont les beaufs-français moyens (3). Vous savez,
ces éternels critiqueurs des
SDF, des RMIstes et autres chômeurs, qui seraient forcément tous des fainéants.
Il est super, le beauf français facho
(décidément, il va falloir que j'évite les
pléonasmes. Quoiqu'il s'agit là d'un double
pléonasme, je crois !... ) quand il
sort cette rengaine devant sa Kronenbourg, au comptoir du bistrot du
coin. Donc,
si je comprend bien, pour vous, il n'y a que le travail, avec le
salaire qui tombe chaque mois, qui permet d'assumer la dure charge d'un
loyer ? Mais dites-moi, au fait : quel age avez-vous ? 40 ans, 45
ans, 50 ans ? Plus
encore ? Et alors, si demain vous n’avez plus de travail,
vous n’allez
plus pouvoir payer votre loyer ? Dans votre vie, alors, vous volez
au ras
des arbres ? Vous n'avez aucune sécurité ? Vous
n’avez mis aucun fric ni aucun bien de côté, vous n’avez pas
fait d’économies ?
Vous n'avez pas de Plan d'Eparge Logement, avec quelques milliers, voire quelques dizaines de milliers d'euros ?
Vous n’avez été qu’une vulgaire cigale, alors ?
Mais monsieur, c’est vous qui
êtes un miséreux, une pauvre petite merde, par rapport à moi !
Enfin, vous n'êtes pas une merde simplement parce que vous n'avez pas mis de thune de côté. Mais vous en êtes une si, travaillant
sans avoir d'économies, vous vous permettez de juger ceux qui ont des économies sans avoir du travail. Cela parce qu'ils ont préféré se
comporter comme des sages fourmis, et mettre du fric de côté ! Et qui, à défaut d'avoir les mêmes garanties que vous, en ont ainsi
d'autres infiniment supérieures !... A savoir d'une part justement leurs réserves, et d'autre part peut-être leur plus grande capacité à trouver
un job !
Tiens, c'est vrai, on ne regarde jamais ça, si un boulot est très demandé, et donc que le risque de chômage de ces professionnels est très faible !
Le simple fait par exemple qu'un barman soit considéré comme « pas stable » alors qu'il trouve du taf très facilement est révélateur de la
vieille mentalité conservatrice de ce vieux pays à la con ! Vous en crèverez, mais il sera trop tard !...
Alors sachez, messieurs, qu’il existe quand même des
gens qui n'ont pas agi de la même façon que vous. Certaines
personnes ont vécu de
manière simple, en fonction de leurs moyens. Et ces personnes,
au fil des
années, ont fait preuve de volonté, et elles sont parvenues
à mettre une certaine
quantité de fric de côté. Eh bien, si demain ces mêmes personnes viennent à se retrouver sans emploi, elles
continueront à régler correctement et consciencieusement
leur loyer en puisant
légèrement dans leur épargne, et ce en attendant de trouver rapidement un emploi et aidées en
cela par les diverses aides de l’Etat, ! Alors, qui est solvable ?...
1.5.3 Solution 2 : Les Aides au Logement : APL ou ALS (Cumulable avec Solution 1) :
Justement, nous y voici : je poursuis donc sur ce
même raisonnement qui est, je le rappelle, le suivant : à savoir que même
si on a un travail, on obtient pas de logement vu les garanties aberrantes
exigées, mais qu’inversement, si on a un logement, on pourra toujours trouver du
travail, mais aussi et surtout payer sans problème son loyer, en attendant
d’avoir été embauché.
Je n’énumèrerai pas toutes les aides qui sont accordées aux personnes qui se
retrouvent sans emploi, je pense que tout le monde les connait. Je rappellerai
donc succintement que lorsque quelqu’un perd son boulot, il bénéficiera
tout d’abord de l’ARE, l’Allocation de Recherche d’Emploi, qui est je crois
d’environ 75 % du dernier salaire brut. Ce qui fait, je crois, un peu plus de 57
% par rapport au salaire net.
Ensuite, il va toucher soit l’ASS (Allocation Spécifique de Solidarité), qui est toujours
versée par les Assedic, si toutefois la personne a déjà travaillé pendant un laps de temps
assez long. A savoir, 5 ans dans les 10 dernières années.
Cette ASS est d'un montant de 14,51 € par jour, depuis le 1er Janvier 2007.
Si la personne ne rempli pas les confitions pour toucher l’ASS, ou lorsqu’elle
n’y aura plus droit, elle va basculer dans le dispositif du RMI (4), autrefois géré
par l’Etat mais qui l’est désormais par les départements depuis la dernière loi
Raffarin sur la décentralisation.
Parenthèse : ASS ou RMI ?
A ce propos, je donnerai un petit truc à tous ceux qui sont susceptibles de toucher l'ASS !
Il faut la refuser !... Je m'explique. Quand vous percevez l'ASS, vous ne touchez pratiquement pas plus que le RMI,
à quelques euros près... Comparez :
RMI = 440,86 € au 1 er Janvier 2007. Revenu fixe.
ASS = 14,51 € par jour x nombre de jours, soit 435,30 €/30 jours ou 449.81/31 jours.
Et vous aurez toujours les mêmes obligations que lorsque vous perceviez l'ARE !...
Alors, dans ces conditions, autant bénéficier du RMI qui offre plus d'avantages !...
-- Avec le RMI, vous n'êtes pas soumis à une condition de recherche active d'emploi...
-- Vous avez droit à des propositions de formations supplémentaires.
-- Vous avez droit depuis le 1 er Avril 2007 à la gratuité des transports en Ile de France, alors que les autres
minima sociaux ne donnent droit « qu'à » 75 % de réduction...
-- Enfin, et surtout, vous pouvez cumuler intégralement 3 mois de salaire avec le RMI, alors qu'avec l'ASS,
ce n'est possible que dans des conditions beaucoup plus restreintes !...
Comment faire : c'est simple, lorsque vous recevez le formulaire vous demandant de justifier de vos 5 années de travail dans les 10 dernières années,
vous répondez que vous n'y avez pas droit, que vous n'avez pas travaillé assez !... Ils ne cherchent pas plus loin, car pour eux, vous ne sauriez frauder
puisque vous déclarez ne pas avoir droit à une prestation... Et c'est vrai, en fait !
Après, vous faites une demande de RMI en produisant, parmi les documents demandés, votre attestation de rejet au titre des ASSEDIC et de l'ASS !...
Je peux vous assurer que ça marche, et que ça n'aurait de toutes les façons rien d'illégal, puisque ce nest pas une ruse
pour gagner plus et prendre de l'argent à l'Etat... Vu que vous toucherez même très légèrement moins !...
Personnellement, je l'ai fait faire à 6 personnes de mes connaissances, qui ne le regrettent pas, et
à qui on a jamais rien demandé !... Je n'imagine pas, du reste, que l'on aille essayer de poursuivre un RMIste qui aura préféré
simplement une allocation à une autre de quasi même montant !...
Donc, je reprends : Quand la personne perçoit l'ASS, le RMI, ou même une
allocation de chômage assez modeste, légèrement
inférieure au SMIC, elle touche en plus une Allocation Logement.
Il existe deux types d'Allocation Logement. L'APL et l'ALS.
L'APL signifie Aide Personnalisée au Logement et elle est versée dans 2 cas : si vous êtes
propriétaire et que vous remboursez un crédit immobilier, ou bien locataire et que le logement est conventionné,
c'est à dire que le bailleur à passé un contrat portant sur des normes minimales de
confort et d'habitabilité (5). (Si je me trompe, corrigez-moi !...)
Dans ce cas, l'APL est versée directement, en tiers payant, au propriétaire, et le locataire n'a que la part restante de son
loyer à régler.
Lorsque le logement n'est pas conventionné, c'est à dire
n'importe quel logement quelconque, chambre de bonne, studio, etc... le
locataire touche l'ALS, l'Allocation de
Logement Sociale.
1.5.4 Pas solvable, un RMIste ? 30 € à 100 € de loyer par mois, c'est quoi ?
Attention : Quand je dis
n'importe quelle chambre de bonne, cela implique néanmoins un minimum, notamment de surface, qui doit être au moins égale à 9 m2
(6). Voir le détail du minimum requis pour que le logement soit qualifié de décent et ne soit pas interdit à la
location !...
Ces deux allocations sont quasiment identiques quant à leur montant.
A Paris, par exemple, le montant maximum de l'ALS est actuellement de 279,26 €.
Ce chiffre mentionné de 279,26 € correspond à une simulation, effectuée sur le site de la CAF le 31 Mars 2007, qui correspond
à la location d'une chambre ou d'une studette louée vide, pour un loyer allant de 300 € à 400 €, par une personne
titulaire du RMI, célibataire.
Il faut savoir que malgré leur montant certes trop modeste, ces
allocations représentent une super garantie pour les
propriétaires quand il s'agit de louer des petites surfaces. En effet, les aides au logement
suivent le montant du loyer à environ 20 € derrière, jusqu'à
concurence de son montant maximum, donné ci-dessus. Si le
montant du loyer est plus élevé, le locataire paie le reste.
C'est important car cela signifie que jusqu'à environ 300 € mensuels, le loyer est presque intégralement
payé par les Allocations. Et que si par exemple un
propriétaire accepte de me louer une chambre de bonne de 12 m2
pour un loyer de 300 € , ce qui fait quand même 25€ le
m2, (c'est quand même le top du tarif locatif mensuel
à Paris qui se situe entre 22 et 25 €/m2), eh bien en
percevant 279,26 € d'aide au logement, je
n'aurai plus qu'un relicat de moins de 21 &euro par mois à
payer.
Et même avec un loyer de 380 €, il ne me resterait qu'un relicat d'environ 100 € à payer !... Voici ce que me coûtera mon loyer, au maximum,
Quel est le gogolien qui ne serait pas capable de payer une telle somme
mensuellement. Même si une fois déduit les Aides au Logement !...
par extraordinaire le mec ne trouve pas
rapidement du travail, et qu'il continue provisoirement à faire
la manche, à la première pièce de 1 € ou 2 e qui tombe, le loyer de la journée est
déjà payé !!!
1.5.5 RMIste à Paris, et en Contrat d'Insertion : Une Allocation Logement
supplémentaire « Ville de Paris » !...
Encore mieux, attendez, attendez, c'est pas fini, comme disait Michel LEEB avec l'accent Black !...
Il faut savoir que lorsque, non seulement on est RMiste, mais qu'en plus on a signé le fameux Contrat d'Insertion (ce qui est mon cas),
si on vient à avoir un logement on a droit à une Allocation Logement supplémentaire de la Ville de Paris, qui doit faire actuellement
un peu plus de 60 € par mois. Et donc qui vient s'ajouter à l'Allocation Logement classique, APL ou ALS !
Alors, où donc allez-vous imaginer, par conséquent, qu'un RMIste ne pourrait pas régler un loyer ?
Mais quand je n'aurai plus les aides au logement, me direz-vous ? Eh bien, mais c'est que j'aurai un boulot, pardi !... Et la question ne se posera plus non plus ! Voilà !...
Je vais juste faire une appartée pour dire que je suis un peu divisé entre 2 tendances. L'une consisterait à dire que
je suis un pauvre malheureux, comme je le fais quand je fais la manche dans le métro, en espérant que des internautes me réclament mes
coordonnées courrier pour me faire parvenir quelques petits billets !... Et puis l'autre choix, c'est celui de dire la vérité, que
si c'est vrai que je veux m'en sortir, mais que la société telle qu'elle est faite actuellement ne me laisse pas le choix des moyens, et que
si je veux pouvoir non seulement survivre, mais également évoluer, je dois me démerder à ma façon. Et que même si
c'est malheureux à dire, si je veux convaincre un propriétaire de ne plus être parano et d'accepter de me louer quelque chose, il faut
qu'il soit intégralement rassuré et sache que dans ma situation, je pourrai toujours payer mon loyer, ou plutôt ce qu'il en restera
lorsque les aides au logement lui auront été versées.
Tant pis si, pour ne pas passer pour le pauvre misérable qui ne peut pas payer et ne saurait donc exiger quoi que ce soit, je dois
au contraire être catalogué comme ces soi-disant RMIste fainéants qui, paraît-il, vivent mieux que ceux qui se crèvent le cul à se
lever tous les matins !...
Mais c'est en ayant un logement que je m'en sortirai. Le reste ira tout seul. La société viole mes droits, et je
considère que dès lors qu'on veux vraiment m'en sortir, tous les moyens, toutes les méthodes sont bonnes, et que ma foi, oui, seul
le résultat compte ! Dès lors que je suis honnête et que je respecte les biens et les personnes, évidemment !...
Je n'accepterai jamais, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire plus haut, les principes des partisans de
l'ultra-libéralisme au nom desquels je devrai accepter de rester des mois, ou plutôt des années dans des foyers de m... en attendant
qu'un miracle survienne et qu'un logement me tombe sur le poil !...
1.5.6 Les Impayés de Loyer : Comment et
pourquoi ?
Les impayés de loyer sont la terreur des propriétaires, et la raison principale de cette crise du logement qui n'en finit
pas et qui coûte extrêmement cher à la collectivité, puisque cela empêche des personnes de travailler, ou encore mieux de
déménager pour aller là où on recheche du monde. En effet, vous avez certainement entendu dire à la
télévision ou lu dans la presse qu'il y a du travail dans tel ou tel bassin d'emploi. Mais comment ceux qui ont déjà la chance d'avoir un logement
pourraient-ils accepter de prendre le risque de se retrouver carrément SDF s'ils venaient à commettre l'incroyable erreur de rendre leur
appartement et de quitter leur travail... Ce qu'on appelait dans les poésies moralistes de mon enfance laisser la proie pour l'ombre...
Je n'ai pas l'intention ici de jeter le moins du monde la pierre aux propriétaires, qui ont tout à fait raison de prendre
des précautions. Je dis simplement que celles qu'ils prennent ne sont pas du tout les bonnes puisqu'ils se contentent de ne juger que par les
sacro-saintes fiches de paie, alors qu'il existe des tas d'autres moyens de s'assurer de la fiabilité d'une personne !...
Et comme aurait pu en rire le défunt Coluche, puisque personne ne veut louer à quelqu'un qui ne travaille pas, comment se
fait-il qu'il y ait des impayés ? Ceux qui ne règlent plus leur loyer, ils avaient bien un travail, et même un bon, puisqu'on ne leur a
pas demandé d'autres garanties ? Ce qui malgré tout, ne les a pas empêché un beau jour de cesser de remplir leurs obligations !...
Eh oui, messieurs, c'est un peu marrant, vous ne trouvez pas ? Vous refusez de louer à un mec qui ne travaille pas : mais ceux
qui cessent de payer, ils bossaient, justement, puisque c'est à eux que vous avez loué votre logement !!! Ce sont les mecs qui travaillent
qui ne paient plus leur loyer. Vu que les autres, ils ne peuvent pas louer, ils cohabitent chez untel ou chez papa-maman jusqu'à 29 ans (source le
Figaro), ou bien chez une copine. (Et moi, je n'irai pas chez toi, justement, vu que t'habites chez une copine !... ).
1.5.7 Pouvoir ou vouloir payer ? Bonne ou mauvaise foi, là est
en fait la question !
De deux choses l'une : Ou bien la personne est de bonne foi, ou bien elle est de mauvaise foi, comme aurait pu le dire le désormais très
fameux Mr de la Palice !... (Oui, OK, celle-là, elle n'est pas géniale, mais bon, il est 3 heures du matin, alors on fait ce qu'on peut !...)
Le mec de mauvaise foi : Il avait les fameuses fiches de paie, mais il est de mauvaise foi. Et la mauvaise
foi est totalement indépendante du fait de bosser ou non. On ne bosse pas parce qu'on est honnête, on bosse parce qu'on aime son boulot, ou
si on ne l'aime pas, parce que malgré tout il rapporte, ou alors parce qu'on ne peut pas faire autrement, ou parce qu'on ose pas !
Et le fait de travailler n'a jamais empêché un mec de piquer un porte-feuilles qui traîne sur un comptoir de bar !...
Donc, comme le mec est de mauvaise foi, il a décidé d'enc... tuber son propriétaire. Et il va cesser de payer,
après quelques mois réglos. En se disant que le temps qu'on parvienne à l'expulser, il se sera écoulé plus de 18 mois
pendant lesquels il aura été logé à l'oeil. Et comme au contraire, c'est un mec qui gagne bien sa vie, il se dit qu'il pourra
toujours, le jour où il sera expulsé, retrouver grâce justement à ses belles fiches de paie qui fascinent les propriétaires comme les agences immobilières,
un autre logement, dont très vite il ne paiera plus à nouveau le loyer !...
Voyez, ça vous a prouvé quoi, ses fiches de paie ? Qu'il bossait ?... OK, mais pas qu'il continuerait de vous payer son loyer
le jour ou il sera viré, ou même simplement le jour où il cessera de bosser, parce que ça lui prendra la tête.
Ou bien que même en travaillant, il a préféré ne plus payer ! Parce que c'est un connard, et qu'un connard sera toujours un
connard, avec ou sans travail ! Ok, mais alors, il ne faudrait louer qu'à des fonctionnaires, allez-vous peut-être me dire ? Eh bien, je sens que
je respecte paradoxalement plus les propriétaires qui vont avoir ce type de raisonnement car il a au moins le mérite de la logique. Ce n'est
plus moi qui suis suspect pour le seul fait d'être sans emploi, ce sont tous ceux qui ne sont pas capables de montrer patte plus blanche que blanche
dont il va falloir se méfier !...
Le mec de bonne foi :
Ou alors, on part d'un autre principe, que le mec est de bonne foi : et il a été effectivement démontré que
l'immense majorité des mauvais payeurs sont des gens de bonne foi, qui ont été dépassés par la vie et/ou par des
problèmes qui leur sont tombés dessus. De plus, ce sont souvent des personnes qui ont cédé aux sirènes du
crédit, qui se sont engagées par des prêts multiples qu'ils ne parviennent plus à rembourser, et qui basculent ainsi dans
l'infernale spirale du surendettement !... Combien y en a, hein ?
Et cela, messieurs les propriétaires, il ne vous est pas possible de le savoir à l'avance !...
De plus, les impayés ne représentent déjà que 2% des loyers environ, et sur ces impayés, le locataire de
mauvaise foi est vraîment ultra-minoritaire.
La question, Messieurs, n'est donc plus de chercher celui qui a ou pas un boulot, mais celui qui, avec ou sans boulot, va pouvoir toujours
payer. Puisque comme vous venez de le voir, le fait de bosser ne signifie pas être honnête, et qu'à l'inverse, ne pas bosser
momentanément, ou être simplement chômeur ou RMIste ne signifie aucunement que la personne aura des
problèmes pour payer son loyer. Au contraire, il s'agit de personnes qui savent bien mieux organiser leur vie que l'individu moyen, et qui ne
présentent quasiment aucun risque !... Et encore, je n'ai pas parlé de ceux qui bossent, mais pas officiellement !...
L'important, croyez-moi, c'est la stabilité qu'on a dans sa tête, et la façon dont on sait mener sa barque !...
Tenez, imaginez que vous montiez dans la voiture de quelqu'un ? Allez- vous refuser de monter sous prétexte qu'il est chômeur ou titulaire du RMI ?
Ou au contraire, n'allez-vous pas plutôt vous assurer qu'il n'a pas bu d'alcool, et qu'il ne conduit pas comme un malade, qu'il est maître
de lui, qu'il ne réagit pas comme tous ces tarés qui baissent leur vitre dès que le conducteur devant eux met un peu de temps à redémarrer, en hurlant :
-- Oh, t'avance, pédé ? Je bosse, moi !
Moi, je vole sur des z'avions qui valent entre 120 000 et 160 000 € (prix neuf), et je crois savoir qu'on regarde plus la stabilité d'une personne dans sa
tête que sa supposée stabilité professionnelle. Sans déconner, quelles qualités iriez-vous chercher chez un mec pour l'accompagner avec votre petite fille de 6 ans ?
Quelle qualité demanderez-vous un jour à celui à qui vous devrez confier le volant de votre BMW Série 7, ou de votre Mercedes Classe S, pour ne pas parler de voitures
encore plus coûteuses, parce que seul l'un de vos copains n'aura pas piccolé en discothèque, ou parce qu'à la suite d'un accident, vous serez dans
l'impossibilité de conduire ?
Alors faites pareil, lorsque vous devrez louer un logement !...
Alors maintenant, quelles sont les pistes, pour être certain que le mec de bonne foi va toujours pouvoir payer :
1.5.8 Critères REELS de solvabilité :
1°) Comme indiqué, le rapport entre son loyer et les aides au logement.
2°) Combien il sait pouvoir gagner au minimum, dès qu'il va retrouver du travail ?
3°) Et ceci est certainement le critère le plus important, est-ce qu'il peut trouver facilement du taf dans son
domaine ?
Moi, je suis dans l'informatique, un domaine dans lequel on trouve facilement, et où en outre on peut facilement dépanner les gens,
que
ce soit officiellement ou non ! Messieurs les propriétaires, ne soyez pas naïfs, ce qui compte, c'est bien que le mec soit toujours en
condition de payer, pas qu'il paie ou pas des impôts ou des cotisations sociales !... J'ai aussi un diplôme officiel en Sécurité
Incendie, et là aussi, on en demande pas mal, des mecs. Je dis ça au cas où, car mon truc, ça reste les ordinateurs,
et je sais pouvoir trouver sans problème dans ce qui reste mon principal domaine !.
Vous vous souvenez du Plan Borloo, les aides à la personne. Tous les seniors qu'il va falloir initier à l'Informatique.
Les gens qui ont un problème avec leur ordinateur.
Moi, c'est ce que je fais, vu que l'informatique, c'est mon domaine. Les gens, je les dépanne,
je suis le Dr des ordinateurs, et croyez-moi, je suis plus recherché que le plombier !... (7).
4°) Quelles sont ses charges ? Entre un célibataire, et un mec avec une meuf qui ne bosse pas, et qui a un gosse,
qui choisiriez vous ? Le couple avec enfant, parce que vous croyez qu'il est plus stable ? C'est bien, vous avez tout faux ! D'abord, être célibataire et ne plus vivre avec les préceptes des Curés n'est nullement une preuve d'instabilité, et même si ça l'était, ce ne serait en aucun cas une preuve d'incapacité de payer !... Au contraire !...
Parce que le brave père de famille, bien comme il faut, incapable de faire du black ou la manche, quand il aura
été licencié par sa société dans laquelle il travaillait depuis 15 ans (ah, les délocalisations !...),
et qu'il devra choisir entre payer son loyer ou donner à bouffer à son mioche, y pas photo sur ce qui guidera son choix !...
Et le Préfet n'autorisera pas le recours à la Force Publique, pour faire exécuter l'expulsion. Sans oublier que le Juge
de l'Exécution donnera plus facilement des délais pour partir, dès l'instant qu'il y a des enfants en bas age !...
Autre chose, à propos des charges et des dépenses :
A quoi ça sert de demander à un mec de gagner 3 ou 4 fois le montant du loyer si vous ne savez rien de sa vie ?
-- A-t-il une femme ou une copine qui ne bosse bas ?
-- A-t-il une voiture ? Une bagnole, c'est 300 à 400 € par mois, minimum.
-- Est-il endetté ? A-t-il pris un, ou voire même plusieurs crédits ?
-- Joue-t-il régulièrement au tiercé, au Rapido ?
-- Piccole-t-il ses 10 bières par jour ?
-- Est-ce qu'il fume ? Un paquet de Marlboro par jour à 5 €, c'est 150 € par mois !...
Non seulement vous ne pouvez pas demander ça, mais vous ne pouvez pas non plus le savoir, à moins de vous livrer à une
véritable enquête de détective, qui serait de surcroît illégale !... Vous allez même sûrement me le dire,
que jamais on ne pourra demander tout ça aux gens. Oui, c'est vrai, mais par contre, tout ce que vous demandez au niveau fiches de paie, ça
ne signifie rien, et cela ne rime à rien.
Eh oui, messieurs, réveillez-vous. Vous voulez être sûr d'être payés, louez à des RMIstes
célibataires, à des couples sans enfants, à des gays, et surtout à des mecs qui trouveront sans problème du boulot !
(Informaticiens, Barman, plombiers (Polonais ou non...) ou électriciens, entre autres).
Mais malheureusement, pour changer tout cela, il faudrait une sorte de révolution dans l'art de penser, et au lieu de vous
dire : il a un travail, donc il va payer, il s'agirait de vous demander : qu'il ait un travail ou pas, comment va-t-il faire pour être capable de
toujours payer ?
Il était une fois, un RMIste qui voulait louer une chambre de bonne à 300 € par mois, dans le 10 ème. Petit
lexique des stupidités rencontrées :
Le propriétaire : -- Quelle est votre profession, Monsieur ?
Le locataire au RMI : -- Je suis Informaticien, actuellement, je ne travaille pas.
Le propriétaire : -- Quoi ? Mais comment comptez vous régler votre loyer ?
Le locataire au RMI : -- Mais avec de l'argent, Monsieur!... (Bon, je reconnais qu'il risque peut être de se sentir
pris pour un con...)
Le propriétaire : -- Oui mais enfin, Monsieur, cela ne me dit pas comment vous assurerez le paiement de votre loyer si vous
ne travaillez pas ?
Le locataire au RMI : -- Mais monsieur, je viens de vous le dire, j'ai de l'argent. J'ai 9 000 € sur mon compte !...
Le propriétaire, en train de calculer : -- Mais cela ne fait que 9 mois d'un salaire au SMIC ! Et après ?
Que ferez vous ?
Le locataire au RMI : -- Mais Monsieur, en attendant,
quelqu'un qui ne travaille pas, il a quand même des revenus. Il a soit le chômage, soit le RMI !... Et en plus j'aurai
272 € d'Allocation Logement, ce qui me laissera 28 € par mois à payer !...
Et en plus, je ne serai pas tout seul !... Sans oublier que dans mon domaine, du travail on en trouve !...
Le propriétaire, hésitant : -- Oui, mais cet argent, que vous avez de côté, demain vous pouvez
le retirer, et être insolvable,( mauvaise-foise-t-il !... ).
Le locataire au RMI, soupirant : -- OK Monsieur, mais si vous partez du principe que les gens sont des escrocs,
un boulot, on peut le quitter. On peut être alcoolique et se faire lourder... Et c'est pareil pour ceux qui sont de bonne foi : ils peuvent être licenciés !...
Le propriétaire, hésitant car ne sachant quoi répondre : -- Euh, oui, c'est sûr !... (Vous savez, ce genre de
réponse à la con que quelqu'un vous fait quand il n'est pas d'accord avec vous
mais que surtout il ne sait même pas pourquoi il n'est pas d'accord avec vous... Comme si en fait ce qui le gênait le plus, cela soit
simplement
que vous ayez raison !...
Le propriétaire, reprenant en écartant les bras avant de conclure bêtement : -- Ah, monsieur, ne m'en parlez pas,
la vie est dure ...
Et le candidat-locataire repart, sans sa location ...
1.6 Trouver ou garder du travail :
Stabilité n'est pas employabilité :
1.6.1 10 ou 15 ans dans la même société ! Stabilité ? Pas forcément. Et en cas de
licenciement ? Pour retrouver du taf ?...
Pire, voyez-vous, les critères de nos grand-pères sont encore les plus débiles ... Je m'explique : vous estimez
tous que celui qui a passé de nombreuses années dans une société est le plus stable. Ce qui est assez comique soit dit en
passant, à l'époque où tous, des représentants du MEDEF jusqu'aux journalistes de tous les médias, nous
répètent que le travail fixe assuré à vie dans la même société, c'est fini, et où il faut
savoir s'adapter !...
Mais même s'il avait été réellement démontré, ce qui n'est pas le cas, qu'une personne qui
change souvent d'emploi est instable, en quoi cela impliquerait-il qu'elle en vienne à ne plus payer son loyer. Cela n'a rien à voir.
Un type change de travail parce qu'il sait qu'il peut se permettre de trouver mieux ! Il est dynamique !
Donc, pour en revenir à l'instabilité supposée de quelqu'un, non, il n'y a pas davantage de risques qu'une
personne changeant régulièrement d'emploi ne puisse plus vous payer. C'est même l'inverse !...
Et si vous réfléchissez un instant, comme disait le miroir à la glace du placard, vous
vous rendrez compte que celui qui est resté toute sa petite vie à faire le même job représente au contraire un risque bien
supérieur. D'un seul coup, il est licencié pour un motif économique. Vlan, à la porte du jour au lendemain, après des
années
de bons et masos services. Car ce mec qui est resté 15 ou 20 ans dans la même société, (et qui s'en vente au comptoir des
bistrots), il y a toutes les chances pour qu'il n'y comprenne plus rien, que cela soit un choc pour lui. Parce que ce genre de vieux travailleur, il
croit que sous prétexte que ça fait des années qu'il bosse dans la même société, son patron est marié avec
lui,
et qu'il devrait le garder jusqu'à sa mort, même s'il n'a plus besoin de lui ! C'est ce style de mec qui va vous sembler pire que le
pire des marxistes !...
Il va répéter sans cesse un discours que vous avez certainement déjà entendu : « Mais pourquoi ? J'ai bossé
toute ma vie, j'ai toujours fait
très correctement mon travail, je n'ai jamais été au chômage, moi, et gna...gna...gna... ! ». Il va vachement être
en état de retrouver du boulot, le mec !... Sans oublier que lui, justement parce que l'ANPE, il ne connait pas,
il ne sait peut-être même plus faire un CV... Il ne connait pas les techniques actuelles de recherche d'emploi !...
Ou bien, il va devenir dépressif... Vous savez, il parait que c'est le mal du siècle !...
Wouaff !... Ca me fait vraîment marrer, moi !
Vous connaissez la rangaine, il n'y a jamais eu autant de suicides, parmi les jeunes, parmi les moins jeunes, parmi les pas encore vieux,
parmi les instituteurs, parmi les policiers, parmi les
perroquets qui ont écouté plusieurs discours de Ségolène Royal !...
Et imaginez que son job soit dur à retrouver ?... Une fois au chômage, cette personne va venir vous
supplier, du style :
-- Mais enfin, monsieur, ayez pitié, je vais retrouver du travail, en attendant soyez compréhensif, je ne vais tout
de même pas me livrer à la mendicité !!!
Eh bien moi, je n'hésiterai pas à la (re)faire, la mendicité !...Tenez, justement ! Voilà un
critère de solvabilité supplémentaire, en sus du RMI, si je mettais du temps à retrouver du taf. J'en conviens que c'est il
est vrai assez peu conventionnel de dire : et puis, je pourrai toujours... faire la manche !... Et pourtant...
Et pourtant, si vous voulez bien y penser sérieusement, vous voulez quoi, exactement ? Que le mec vous paie sans problème votre loyer,
ou qu'il respecte votre vieille morale de 4 sous, et cela à votre corps défendant ?
Dans l'autre sens, il y a des mecs qui bougent beaucoup, mais qui grâce à ça, ont connu plein d'organisations différentes
du travail. Et qui appartiennent à des branches professionnelles où, du boulot, y en a !...
Tenez, par exemple, moi j'ai un copain Barman de profession. Une profession sous tension, comme on dit. Ce qui signifie que ce sont les patrons
qui attendent après les employés et que si vous voulez, vous trouvez.
Exemple : Hotellerie - Restauration : Plus de 60 000 emplois non pourvus. Journal Le Parisien du Mardi 27 février 2007,
page 7.
Il est également SDF, et il a 6 000 € d'avance sur son compte. Divisez 6 000 € par ce qu'il auait à payer hors
Allocation Logement (30 € par mois), et vous verez qu'il peut tenir des années (200 mois, soit 16 ans et 8 mois !...) Et vous ne croyez pas,
tout de même qu'il se contente de son RMI ? Mais il ne veut pas aller dans les foyers, exactement comme moi !...
Quand il aura un logement, ne vous en faites pas, il trouvera du taf. Comme moi !...
Donc, pour reprendre mon raisonnement, dites vous plutôt : Comment ce type va-t-il continuer à me payer ? Et reprenez sur les
critères réels de solvabilité, tels que vus plus haut !
Par contre, si on part du principe que les gens sont de mauvaise foi, là, je n'ai malheureusement pas de secret pour vous aider
à déterminer en qui on peut faire confiance ou pas, excepté sans doute grâce aux relations, le fameux piston. Car là,
leur pistonneur engage sa responsabilité morale. Ce n'est pas seulement une figure de style, et des personnes peuvent subir énormément
de tort lorsqu'ils viennent à perdre la considération et le respect d'autres personnes auxquelles ils tenaient.
Mais en revanche, si j'en reviens à ce qui est la quasi-totalité des cas, où les personnes en cessation de paiement de
loyer sont des gens de bonne foi mais souvent incapables de gouverner leur vie correctement, il s'agira, comme je l'ai dit, de définir si
la personne sera toujours en état de payer ?...
Alors que jusqu'à présent, vous restez dans l'erreur des apparences, liées de
surcroît à vos petites traditions complètement débiles. Eh oui, votre erreur est de croire que vie comme tout le monde et
respect d'une certaine vieille morale collective au sein de la société signifie forcément que la personne sera honnête, et
que ceux qui... se débrouillent sont forcément des faux culs pour ne pas dire des voleurs !... Vous avez tout faux, messieurs !
Un travailleur au noir n'est pas plus malhonnête qu'un mec déclaré, et celui qui ne paiera pas d'impôts sera
parfaitement capable de défendre un ami, ou une vieille dame agressée dans le métro... Alors que vous aurez des mecs bien sous tous
rapports, comme on dit, qui n'hésiteront pas à ne regarder que leur intérêt le moment venu !...
Enfin, je ne veux pas placer forcément le boulot au black au dessus des activités officielles, du moins en temps normal. Mais par
contre, oui je pense que c'est bien plus respectable de bosser sans être déclaré afin de pouvoir continuer à payer son loyer que de commencer à accumuler
les dettes. Là aussi, il faut choisir à qui on fait le moins de tort. Ne pas payer son loyer, c'est faire du tort bien souvent à un petit propriétaire
qui rembourse lui-même un crédit !... Et ça retombe ensuite sur tous les gens modestes qui ne trouvent plus à se loger. Alors que celui qui embauche sans déclarer
ses employés, quoi qu'il en soit, il en aurait embauché un autre de la même façon !...
Et le mec qui veut faire un job sérieux avec des fiches de paie, si plutôt que de ne plus payer son loyer, il accepte momentanément de faire du black
le temps de retrouver
un emploi officiel, c'est ce mec-là qui est le plus fiable ! Parce que, en attendant, il aura toujours tout ce qui faut pour pouvoir payer !...
1.7 Conclusion :
Pour finir et résumer tout cela, Messieurs, la vie n'est pas ce que vous croyez ! Il va falloir faire évoluer vos
critères !
Un dernier exemple : Il y a actuellement environ 2 500 000 personnes qui sont interdites bancaires, et inscrites sur le fameux
fichier de la banque de France !
Alors que moi, qui suis RMIste et qui couche dehors, je n'ai jamais fait le con. Je sais diriger ma vie, gérer mon budget, et
grâce à cela, je n'ai pas eu de problème pour me faire délivrer un chéquier et une vraie Carte Bleue VISA, pas la
Carte Bleue Electron/Carte à la Con !... Voilà encore un critère intéressant, toujours dans l'optique de détecter
parmi les gens de bonne foi, ceux qui ne se laissent pas ballotter par la vie comme une bouteille sur les vagues !...
Comme je l'ai dit à propos d'un copain, je n'accepterai jamais d'aller dans des foyers d'hébergement d'urgence. Et en
étant dehors, on ne peut pas travailler ! Un petit logement, avec la certitude d'un bail stable, me permettrait très vite de m'en sortir.
Sinon, eh bien tant pis, cette situation continuera.
Certains moralistes diront que c'est mon choix, sous-entendu, tant pis pour moi !... Comme si encore une fois, les exclus étaient forcément tous les seuls
responsables de leur misère.
Ce n'est pas de notre faute s'il n'y a pas de logement, mais si malgré tout, un mec n'accepte pas aller dans des foyers infects, c'est son choix !...
OK, c'est bien, mais alors permettez-moi de vous dire qu'on peut pousser ce principe très loin, et là, je vais finir en étant un peu méchant !
Mais lors de graves évènements ou lors de catastrophes que la France a connu dans le passé, moi je leur répond la même chose : ce qui leur est arrivé,
c'était leur choix, ils n'avaient qu'à agir autrement !... Il ya eu des inondations, ils n'avaient qu'a se trouver ailleurs. Ils ont habité en zone
inondable, ils n'avaient qu'à acheter ailleurs !...
Et s'ils ont souffert, ou ont été percécutés il y a maintenant plus de 65 ans, ils n'avaient qu'a partir ailleurs... Les Anglais n'ont jamais, que je sache, renvoyé quiconque à la mer !...
Pour finir, je dis simplement à ces mêmes vieux moralistes que je ne leur ferai pas le plaisir de me dégrader, que ce soit physiquement ou moralement.
Ils seraient trop heureux de pouvoir encore dire que c'est
de notre faute. Je ne dégringolerai jamais, j'ai trop
de volonté pour ça.
Mais je resterai simplement en Stand-By ! Et quoi qu'il en soit, cela ne
m'empêchera pas de continuer à étudier, et au fil du temps, j'aurai un niveau de plus en plus élevé en Informatique.
Certes, si je n'ai pas le droit d'avoir la vie de monsieur tout le monde, avec la possibilité de rentrer chez moi le soir, eh bien j'aurai au moins l'avantage
de ne pas être usé par la vie et les soucis, comme je le montre dans ma rubrique « SDF et Bodybuilder » !
Et enfin, si par malheur cette situation venait à trop s'éterniser, dans ces conditions, comme je le dis également dans ma rubrique sur le But de la
Vie, je passerai dans X années du RMI au Minimum vieillesse !... Ce serait dommage, non ?
Mais comme disait Coluche : Ne rigolez pas trop, c'est avec votre pognon !...
(1) Par exemple, le fait de demander
à une personne absolument pas désocialisée d'accepter d'aller dans des centres d'hébergement d'urgence, et d'estimer ensuite qu'elle n'a plus de problème
de logement et donc qu'elle peut chercher du travail, c'est évidemment contraire, non seulement aux droits sociaux les plus élémentaires de chacun, mais
aussi incompatible avec le plus simple respect !...
La personne en question a donc parfaitement le droit de refuser de telles conditions, et en conséquence de considérer qu'étant toujours dehors, elle ne
peut pas trouver du travail. Et on a pas le droit d'accuser cette personne de ne pas faire ce qu'il faut pour s'en sortir !...
(2) Pour moi, le clochard correspond à 2 critères bien connus :
Premièrement, il est très sale, et deuxièment, il boit de façon très
exagérée, en public, principalement du vin, et à la bouteille. Bref, c'est le clochard de caricature.
(3) C'est le Général De Gaulle qui a dit,
je crois, que les Français n'étaient que des veaux. Il faut quand même comprendre que des années après, un veau,
ça a grandi et c'est devenu un boeuf !... Pourquoi un boeuf, et pas un taureau, allez-vous sans doute vous demander ? Eh bien, si vous ne connaissez
pas la différence entre un boeuf et un taureau, sachez que le boeuf, c'est un taureau qui n'en a plus, si vous voyez ce que je veux dire ?
On les lui a coupés !... Il est donc logique de comparer à des boeuf, des gens qui, dans tous les sens du mot, n'ont pas de couilles !...
Quant à la description du beauf, elle est suffisamment connue pour que je n'y revienne pas, cela d'autant que j'en parle encore dans ma façon
de voir les choses en général dans ma page sur le but de la vie.
(4) Le RMI est actuellement de 440,86 depuis le 1er Janvier 2007.
Le SMIC est à 8,27 € bruts de l'heure depuis le 1er Juillet 2006, soit 1 254,28 € bruts par mois,
ce qui ne laisse que environ 984 € nets au salarié. Ce dernier
va juste dépasser les 1 000 € de salaire net à Paris, grâce au remboursement des 50% du prix d'une carte orange 2 zones à
52,50 €, soit 26,25 € de plus par mois.
(5) Les normes minimales pour que le logement soit
conventionné sont légèrement plus exigentes que
celles requises pour que le propriétaire ait
simplement le droit de le louer (Voir ci-dessous):
-- Ici, une douche sera notamment obligatoire.
(6) En application de textes sur le logement décent,
seules peuvent désormais légalement être mis en location les
logements correspondant aux caractéristiques suivantes :
-- Dont la surface est égale ou supérieure à 9 m2. Pour ce
calcul, ne sont prises en compte que la surface où la hauteur sous plafond est d'au moins 2 m 20.
-- Si cette condition n'était pas remplie, le logement doit avoir au minimum 20 m3
! (Ex : Chambre très légèrement inférieure à 9 m2 mais avec un haut plafond !...
-- Le logement doit être équipé d'un coin cuisine avec au minimum un lavabo et un dispositif
de cuisson (en général une plaque électrique).
-- Il doit y avoir l'eau chaude et l'eau froide.
-- La douche n'est pas obligatoire, et les WC peuvent être situés à l'extérieur (les fameux WC sur
le palier !...)
Loi SRU du 13 Décembre 2000 - Art 137.
Décret d'Application de 2001.
(7) Moi, je suis prêt à dépanner les gens dans les 4 heures, de jour comme de
nuit. Je prends seulement 16 € /heure + 8 € de déplacement, et 20 € pour le tarif de nuit qui commence seulement après 22 heures !...
Jamais Darty ou la Fnac ne pourront vous rendre un tel service !... La FNAC va vous réclamer la bagatelle de 26 € simplement pour vous rajouter des barettes
de mémoire, que vous aurez de surcroît payé au prix fort !... Moi, je les change en 20 mn en prenant mon temps, et comme de toutes façons une heure est
dûe, vous avez droit à 40 mn de crédit que vous pouvez utiliser de jour comme de nuit pour me demander des renseignements par téléphone.
Croyez-moi, je n'aurai jamais aucun problème pour payer un éventuel loyer !...