Préambule de la Constitution de 1946
Article 1er.
Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclamme à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
Article 2.
Il proclamme, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :
Article 3.
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.
Mesdemoiselles, Mesdames, il ressort de ceci ainsi que de l'art 6 de la DDH de 1789 que si un type de poste vous est encore fermé, c'est absolument illégal !
Si demain, vous voulez espérer vous engager dans la Légion qui, je crois, refuse encore les femmes, allez-y, mais hélàs, y aura du boulot. Enfin, vous pourrez dire que si vous parvenez à faire sauter toutes ces mesures illégales mais malheureusement encores appliquées, vous serez de taille à combattre !...
Article 4.
Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.
Article 5.
Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
Article 6.
Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.
Article 7.
Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.
Ah, nous y voilà. Comme vous pouvez le constater, le droit de grève est le seul droit fondamental
véritablement respecté, alors que c'est précisément le seul qui n'est pas inconditionnel. En effet, contrairement au droit à des
conditions convenables d'existence prévus à l'Art 11 ci-dessous, le droit de grève, lui, est un droit conditionnel. Il est en effet stipulé
qu'il s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.
On ne pourrait certes pas, en application de cet article, faire une loi qui le supprime totalement car du simple fait qu'il a été
mentionné comme un droit, c'est un principe constitutionnel qui a été reconnu. Une loi ne pourrait pas l'éliminer. Mais la Loi
prévoit ainsi qu'on peut parfaitement le réglementer, et c'est du reste le cas lorsque son exercice contrevient à la liberté des autres,
qui est précisément non seulement de ne pas faire grève, mais aussi de travailler, y compris en étant d'accord avec des conditions de
travail qui ne seraient pas acceptées par tous les travailleurs.
Ce principe est confirmé par l'Art 4 de la DDH qui stipule
que l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits.
Article 8.
Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'a la gestion des entreprises.
Article 9.
Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractéristiques d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.
Article 10.
La Nation assure a l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
Cela semble se passer de tout commentaire ! Voir surtout l'Art 11.
Article 11.
Elle garantie à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son age, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.
Comme vous avez pu le constater, toute personne a droit a des conditions convenables d'existence, et il sera évident, je crois, pour n'importe qui de bonne foi que le fait de vivre dehors Sans Domicile Fixe ne constitue pas des conditions convenables d'existence. De même que les seules prpositions d'hébergement dans des Centres d'Urgence dans lesquels règnent une promiscuité insupportable.
Article 12.
La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.
Si un jour la Seine déborde et innonde Paris, la Nation, c'est à dire la France entière, devra casquer les milliards d'euros que ça coûtera, afin de nous aider, nous les pauvres Parisiens !...
Article 13.
La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.
Ca aussi, c'est un des droits les moins respectés ! Qu'est-ce qu'ils viennent nous prndre la tête avec leur DIF à 20 heures de formation par an. On a le droit de se former, sans limitation autre que celle de nos capacités. Si je veux suivre 2 ans de formation pour être Administrateur-Système, puis Architecte Réseaux, ou même Ingénieur certifié Microsoft, j'en ai le droit. Et sans débourser un euro !..
Et évidemment en conservant de quoi vivre, parce que sinon, ça revient à supprimer ce droit. Il est de plus précisé l'égal accès de l'enfant et de l'adulte. L'enfant étant entretenu par sa famille pendant sa scolarité, l'adulte doit l'être par la société pour qu'il n'y ait pas rupture de l'égalité !...
Or, un RMIste qui reprendrait des études perd son RMI !... Encore un grand principe qui est allègrement violé !...
Article 14.
La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.
Article 15.
Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.
Article 16.
La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.
Article 17.
L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.
Article 18.
Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.